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LE DOSSIER COMPLET
L'énergie en Europe
La route des énergies
Ma maison pour mon futur
Les plastiques
Le captage et le stockage du CO2
Augmenter l'efficacité énergétique
Comment prévenir et lutter contre le réchauffement climatique.
Paroles d'experts
Qu'est-ce que le réchauffement climatique ?
Qu’est-ce que l’effet de serre ?
Les oiseaux ne manquent pas d’énergie
Sur la route des bitumes
Peut-on dompter la foudre ?
Les « carburants verts » font bonne route
D'où vient l'énergie des sportifs ?
La biodiversité des fonds marins
A la découverte d'une plate-forme pétrolière

Qu’est-ce que l’effet de serre ?



Le principe de l’effet de serre naturel

Le Soleil, comme tout corps chaud, émet vers l’extérieur un rayonnement électromagnétique. Compte tenu de sa température de surface, 5 800 K (soit environ 5 500 °C), ce rayonnement se répartit de la façon suivante :
- Domaine de l’ultraviolet (longueur d’ondes inférieure à 300 nm) : 10 %
- Domaine du visible (longueur d’ondes allant de 300 nm à 700 nm) : 40 %
- Domaine l’infrarouge proche (longueur d’ondes supérieure à 700 nm) : 50 %

L’ensemble de ces rayonnements parvient au niveau de l’atmosphère terrestre. Un tiers est réfléchi vers l’espace par l’ensemble atmosphère Terre (phénomène d’albédo). Une partie des rayonnements ultraviolets est absorbée par l’ozone stratosphérique, tandis que les rayonnements infrarouges sont capturés par les gaz à effet de serre (vapeur d’eau, dioxyde de carbone…) à la limite de la troposphère.

Ainsi, seule la moitié du rayonnement solaire initial arrive à la surface de la Terre. 25 % de ce rayonnement est absorbé par les océans, 21 % est absorbé par le sol et seulement 0,2 % par les plantes.

La surface du sol échauffée par le rayonnement solaire réémet vers l’atmosphère un rayonnement infrarouge appelé rayonnement infrarouge tellurique. Ce sont ces rayons infrarouges qui se retrouvent piégés par les gaz à effet de serre situés dans la haute troposphère : il s’agit principalement de la vapeur d’eau (H2O), du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CH4).

En effet, les molécules biatomiques symétriques comme H2, N2, O2… absorbent très peu les infrarouges tandis que les molécules non symétriques comme H20, CO2, CH4 sont beaucoup plus absorbantes. Ces molécules réémettent à leur tour un rayonnement infrarouge contribuant à l’échauffement du sol et de l’atmosphère.

Le mécanisme de l’effet de serre (voir visuel 1)
Les gaz à effet de serre existent à l'état naturel. Sans l'effet de serre naturel, la température moyenne serait de 18 °C. Elle est actuellement de 15 °C.

Les gaz à effet de serre sont minoritaires dans l’atmosphère : ce sont des gaz peu toxiques et inertes ou faiblement acides. Mais c’est grâce à eux que la température moyenne de la surface de la Terre est de +15 °C et non de -18 °C. Globalement, la vapeur d’eau entre pour 20°C et le CO2 pour 10 °C dans cette différence.

Bilan radiatif naturel de la Terre (voir shéma 2)
Le bilan radiatif de la Terre représente la différence entre l'énergie solaire qui arrive sur la planète et celle qui est réémise. Cette énergie peut être directement renvoyée vers l'espace, essentiellement par les nuages et la surface terrestre, ou bien être absorbée puis réémise sous forme de chaleur. Lorsque le bilan est à l’équilibre, la température moyenne de la planète est stable. Unités : Watt par m2

Compte tenu de l’émission de rayonnement infrarouge par le sol, on comprend également que la température en surface soit plus importante que celle en altitude et que la température de la troposphère ne cesse de décroître quand on s’élève jusqu’à la tropopause (puisque cette couche contient la majorité de la masse de l’atmosphère et donc des gaz à effet de serre).

Comme la température moyenne de la Terre se révèle stable à l’échelle de millions d’années, cela signifie qu’une partie des rayonnements infrarouges est également réémise vers l’espace et, qu’au final, l’ensemble Terre-atmosphère absorbe autant d’énergie solaire qu’elle en renvoie.

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