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Elles sont également plus faciles à produire : ne nécessitant pas de pesticides ou d’engrais néfastes à l’environnement, elles n’ont besoin que d’eau, de soleil et de gaz carbonique. Les coûts de production sont ainsi moindres. La production de microalgues utilise bien moins d’espace que d’autres espèces végétales. Cet aspect est loin d’être insignifiant : Antoine Sciandra, directeur de recherche au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique – France), rappelait en effet que « selon certains experts, il faudrait planter l'équivalent de la surface de la France en oléagineux pour faire rouler toutes les voitures du pays ».
Les microalgues, de nouvelles perspectives
Mais au-delà de ces avantages pratiques, les microalgues permettent surtout d'obtenir de l'hydrogène et du biogaz sans les inconvénients environnementaux des moyens actuels.
Sous l’effet de la lumière et d’autres contraintes chimiques, certains micro-organismes produisent de l’hydrogène. Prenons l’exemple des microalgues Chlamydomonas : sous certaines conditions, telles qu’un manque d’oxygène, ou encore un manque de soufre, le mécanisme de photosynthèse de ces minuscules organismes change. Sous l’effet d’un rayonnement lumineux, elles produisent alors de l’hydrogène, énergie qui pourrait à terme remplacer l’énergie fossile et produire de l’électricité.
Les microalgues peuvent également produire du biogaz, une énergie provenant habituellement de la dégradation de la matière organique en l’absence d’oxygène. Après fermentation, ces organismes génèrent un biogaz composé de 70 à 80 % de méthane, également contenu dans le gaz naturel. Ce gaz serait alors une énergie utilisable comme biocarburant, comme chauffage ou comme énergie pour les activités agricoles.
À plus court terme, les microalgues pourraient être utilisés dans la production de biodiesels. Cependant on peut déjà entrevoir quelques obstacles qui concernent surtout les procédés de fabrication encore mal maîtrisés pour extraire l'huile des microalgues. La méthode actuelle, basée sur la centrifugation, le séchage et l’utilisation de solvant organique demande trop d’énergie. D'énormes progrès restent donc à accomplir à ce niveau, mais les perspectives sont prometteuses car comme on l’a vu, la culture des microalgues à grande échelle débouche sur beaucoup d’opportunités.
Les microalgues, l’économie de demain
Si on peut s’accorder à dire que les microalgues sont une piste engageante, la bataille fait rage entre les scientifiques. Optimiser l’utilisation de ces microalgues selon les débouchés demande encore beaucoup de travail : outre leur utilité énergétique, les microalgues contiennent des molécules très recherchées dans les domaines agro-alimentaire et pharmaceutique, tels que les Oméga 3 et les antioxydants.
Il est également difficile de déterminer quelle sera l’algue la plus rentable. Il existe entre 200 000 et 1 million de sortes différentes de microalgues, avec des rendements différents. C’est pourquoi les équipes de chercheurs se livrent aujourd’hui une lutte sans merci pour trouver la plus performante !
Sources :
Les biocarburants de troisième génération :
http://www.ecosources.info/dossiers/Biocarburant_de_troisieme_generation
Les microalgues : Biocarburant de 3ème génération ? :
http://www.zurbains.com/les-microalgues-biocarburant-de-3eme-generation_7AAC6597488546.html
Des questions sur les biocarburants ? :
http://www.planete-echiquier.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=294&Itemid=69
Environnement : Elles ne réclament aucun engrais, n'ont aucun effet sur la déforestation et la production agricole :
http://www.agribionet.org/Client/page1.asp?page=2597&clef=19&clef2=11
Microalgues, le nouvel or vert ? :
http://www.actualites-news-environnement.com/20062-microalgues-nouvel-or-vert.html
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