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Une condition avait été fixée dès l’origine : la construction du site ne devait pas engendrer plus de 90 tonnes de gaz à effet de serre. Pari tenu par le partenariat privé-public en charge de ce projet. Comme le souligne Alain Hubert, fondateur de la IPF, ce projet "montre qu'on a en fait cette technologie chez nous en Europe pour répondre aux défis climatiques, pour réduire les émissions de CO²."
Un présent à part
Comme n’importe quelle station polaire, la base Princesse Elisabeth a une durée de vie limitée : 25 ans. Il fallait donc prévoir ce qu’il adviendrait de la structure lorsque la base serait définitivement fermée. C’est l’une des raisons pour laquelle elle est composée à 80% de bois, matériau naturel recyclable.
La base vise à réduire au maximum l'utilisation des combustibles fossiles. Deux générateurs diesel de secours ont certes été installés, afin que la base puisse toujours être alimentée, mais la principale source d’énergie est d’origine renouvelable. L’électricité est fournie par 400 m² de panneaux solaires et 8 éoliennes. Pour ne pas gaspiller cette énergie si précieuse, des détecteurs de présence coupent automatiquement la lumière dans les pièces vides et tout l’électroménager est à très basse consommation. 22 m² de panneaux solaires thermiques permettent de chauffer l'eau, tandis que les 15% de surfaces vitrées contribuent au chauffage des espaces de vie.
La station comporte également un système de traitement de l'eau qui est collectée sur place : la neige est fondue et filtrée à l’aide d’un bioréacteur, de rayons UV et de charbon actif. Le recyclage des déchets n’est pas en reste, de nombreuses mesures ayant été prévues (réduction des emballages, suppression des produits dangereux, tri sélectif, compactage avant évacuation).
Un futur ambitieux
Dès le prochain été austral (de novembre à février), la station pourra accueillir jusqu'à 48 personnes en été, et 12 en hiver. Plusieurs experts en météorologie, sismographie, glaciologie, magnétisme terrestre, géomorphologie, microbiologie et biologie marine pourront y mener leurs recherches, tout en mettant l’accent sur le réchauffement planétaire.
Outre sa mission scientifique, la base Princesse Elisabeth a également une dimension pédagogique, grâce au projet "Class Zéro Émission". Lancée en Belgique à l’initiative de la IPF, cette campagne a pour objectif de sensibiliser les jeunes au développement durable, tout en leur rappelant l'intérêt des sciences polaires.
Une vraie touche d’espoir qui montre bien que nous disposons de véritables outils face au changement climatique.
22 m² de panneaux solaires thermiques permettent de chauffer l'eau, tandis que les 15% de surfaces vitrées contribuent au chauffage des espaces de vie.
Sources :
Antarctique : Une base scientifique « zéro-carbone » :
http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4068
La première station polaire à faibles émissions de CO2 a été présentée en Belgique :
http://www.actu-environnement.com/ae/news/station_polaire_propre_belgique_antarctique_3357.php4
Station de recherche belge en Antarctique :
http://www.antarcticstation.org/?lg=fr
La Belgique inaugure une base polaire 'neutre' :
http://www.enerzine.com/604/6974+la-belgique-inaugure-une-base-polaire-neutre-+.html
La station polaire trop chère, au détriment d'autres recherches? :
http://www.rtbf.be/info/societe/sciences/la-station-polaire-coute-t-elle-trop-au-detriment-dautres-recherches-81045
Princesse Elisabeth : Une base polaire pour une exploration propre :
http://www.high-tech-info.net/modules.php?name=News&file=article&sid=3238
Base Princesse Elisabeth - construction d'une nouvelle station de recherche en Antarctique :
http://www.sciencesnaturelles.be/active/expeditions/polarstation
International Polar Foundation :
http://www.polarfoundation.org/ |