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Obama
  Les États-Unis vers une nouvelle politique énergétique
  16/02/2009
 

Les États-Unis ont élu le 4 novembre dernier leur 44ème président : Barack Obama. Quels sont les engagements du nouveau président des États-Unis et de son administration en matière de politique énergétique et de lutte contre le réchauffement climatique ?

Un programme ambitieux en matière de politique énergétique
Le nouveau président américain compte bien mener une nouvelle politique énergétique participant à la lutte contre le réchauffement climatique, et favorisant le développement d’énergies renouvelables et la diminution de la consommation des énergies fossiles comme le pétrole et le gaz.

 
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  • 150 milliards de dollars : c’est ce que prévoit d’investir les États-Unis dans les énergies propres et renouvelables durant les dix prochaines années.
  • 5 millions : c’est le nombre d’emplois que craignaient de perdre les États-Unis en 1998 s’ils signaient le protocole de Kyoto. Dix ans plus tard, c’est le nombre estimé d’emplois créés grâce aux énergies nouvelles.
  • 1000000 : c’est le nombre de véhicules que les États-Unis souhaitent mettre en circulation d’ici 2015 contre 400000 aujourd’hui.
  • La problématique de l’énergie est devenue incontournable pour les dirigeants du monde entier. Les dirigeants politiques cherchent les moyens de concilier ces deux réalités : faire face à la demande croissante en énergie et réduire l’impact de sa consommation sur l’environnement. Aujourd’hui, la prise de conscience de ces enjeux est mondiale et les nouveaux leaders politiques sont de plus en plus nombreux à vouloir l’initier et incarner ce changement.

    Aux États-Unis la campagne électorale a vu Barack Obama s’engager sur un programme énergétique inédit pour les américains. Alors que les États-Unis avaient refusé de ratifier les accords du protocole de Kyoto en 1998, Barack Obama reconnaît la nécessité d’intervenir sur ces questions. Il souhaite d’ailleurs collaborer dans ce domaine avec l’ONU afin de sensibiliser d’autres pays sur ces questions fondamentales, et agir de concert avec les autres nations.

    Les objectifs concrets de Barack Obama
    Le premier objectif pour la nouvelle administration américaine serait d’assurer 10 % de la production électrique en provenance de sources renouvelables d'ici 2012 et de 25% en 2025. Le président américain prévoit d’améliorer l'efficacité énergétique de son pays de 50% avant 2030. L’efficacité énergétique consiste à réduire les consommations d’énergie, à service rendu égal.

    Barack Obama apparaît donc comme un fervent partisan du développement des énergies renouvelables comme le solaire, la biomasse (énergie verte), l’eau ou le vent. La nouvelle administration veut s’engager à réduire de 80 % d’ici 2050 les émissions de gaz à effet de serre américaines par rapport au niveau des années 1990. Nous sommes peut-être à la veille d’une véritable révolution environnementale.

    Pour cela, plusieurs pistes ont été avancées lors de la campagne présidentielle. L’une d’entre elles consiste à développer la production de voitures hybrides, moins polluantes : de 400 000 en circulation aujourd’hui, elles dépasseraient le million d’ici 2015. Construites sur le sol américain, ces voitures permettraient également de relancer le secteur automobile, particulièrement touché par la crise aux États-Unis. Barack Obama prévoit aussi la rénovation thermique de plus de 2 millions de logements.

    Un new deal énergétique
    Pour l’heure, Barack Obama projette de relancer en partie l’économie américaine par le biais d’investissements massifs dans le secteur énergétique (et plus particulièrement dans le domaine des énergies propres et renouvelables). Si on s’en tient aux promesses électorales, le président récemment élu souhaite investir quelques 150 milliards de dollars sur 10 ans, créant ainsi 5 millions d’emplois selon les estimations.

    Si ce programme est appliqué, nous assisterons bien à un changement idéologique historique : développer les énergies propres et renouvelables pour assurer l’avenir énergétique serait désormais vu comme une opportunité dans ce pays, qui a longtemps considéré ces questions comme un frein à son développement.

    En effet, à l’époque de la signature du protocole de Kyoto, les États-Unis avaient refusé de ratifier ces accords, estimant alors que toute réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre les pousseraient à réduire leur production industrielle, et donc à perdre 5 millions d’emplois. Plus qu’un renversement de tendance, nous assistons donc à une véritable prise de conscience de la part de la plus grande puissance du monde sur ces enjeux cruciaux.

    Sources :

    Le journal du développement durable :
    http://www.developpementdurablelejournal.fr

    Enerzine.com, l’énergie au quotidien :
    http://www.enerzine.com

    Les échos :
    http://www.lesechos.fr/info/france

    Actu environnement :
    http://www.actu-environnement.com/ae/news

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