| "La Terre a des ressources limitées, qui sont partagées aujourd'hui par 6,5 milliards de personnes et le seront en 2020 par 9 milliards. Or, pour conserver une Planète plus sûre, plus saine et plus pérenne, nous avons besoin de mieux comprendre le fonctionnement des systèmes complexes de la Terre." a déclaré Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Unesco.
Les Géosciences (1) sont au cœur de cette initiative, parce qu’une connaissance accrue de ce qu’on nomme plus communément les « Sciences de la Terre » permettra de mieux faire face aux défis que seront le réchauffement climatique, l’urbanisation et les catastrophes naturelles.
Une « Année spéciale », qui dure 3 ans !
L’AIPT a commencé en 2007 et va courir jusqu’en 2009 ! Une façon de signifier que l’horizon de réflexion est lointain et qu’il est désormais vital de raisonner à très long terme.
Dans cette triennale, l’année 2008 se présente comme l’année « Pratique » de l’AIPT. En effet, plusieurs manifestations vont voir le jour autour des Sciences de la Terre. Il s’agira de débats, de concours et d’expositions qui seront toujours en rapport avec les Sciences de la Terre ou comment sauver la Planète par des gestes simples au quotidien. « l’objectif, c’est de faire comprendre aux décideurs que, quand on parle de l’avenir de la Planète, on parle nécessairement de géosciences (1). On souhaite simplement que les décideurs comprennent que nous pouvons les aider à prendre des décisions importantes, et qu’ils devraient nous consulter plus souvent. » explique Denis Vaslet, du bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), président du comité national français de l’Année Internationale de la Planète Terre.
Une multitude d’initiatives locales, partout dans le monde
191 pays appartenant aux Nations Unies soutiennent « l’Année », parmi lesquels 53 ont mis en place leurs propres comités nationaux. Chaque comité national va coordonner, de façon indépendante, l’organisation, le financement
et la communication sur les activités dans son pays. C’est le cas par exemple du Brésil qui prépare
le lancement de « l’Année » pour l’Amérique Latine en Avril. La Grèce, le Vietnam ou bien encore le
Botswana lancent également divers projets nationaux.
En France, plus de 200 projets (expositions, colloques ouverts au public, conférences...) ont déjà été labellisés "Année de la Terre", avec un accent particulier sur les animations scolaires et les excursions sur le terrain avec des géologues, des géographes...
Géoscientifique… et pourquoi pas vous ?
Notre Planète compte 400 000 chercheurs en Sciences de la Terre mais ce nombre n’augmente plus !
L’industrie énergétique est un exemple de secteur où les géoscientifiques restent des profils très recherchés, comme l’a rappelé Thierry Desmarest, Président du Conseil d’Administration de Total, lors du lancement officiel de « l’Année » à l’Unesco.
Pour remédier à ce manque et éveiller des vocations, l’AIPT a prévu deux grands programmes. Le premier aura pour vocation de sensibiliser à l’importance des géosciences (1) pour la société, l’autre aura une vocation plus scientifique, et s’articulera autour de dix grands thèmes : la santé, le climat, les eaux souterraines, les océans, les sols, les profondeurs de la Terre, les mégalopoles, les risques naturels, les ressources naturelles et la vie.
En France, l’Année Internationale de la Terre sera celle des « géosciences (1) au service de l’humanité ». Peut-être deviendrez-vous, grâce à cette initiative, l’un des prochains chercheurs scientifiques oeuvrant pour une découverte importante pour notre l’humanité ?
(1) Géosciences : ensemble des disciplines scientifiques qui contribuent à la connaissance de la Terre (géophysique, minéralogie, géochimie, climatologie,…) |