Depuis le 1er janvier 2007 le Compte pour le développement industriel (Codevi) qui était dédié au financement des petites et moyennes entreprises est devenu le Livret de Développement Durable (produit financier français). Ce placement, dans sa nouvelle forme, sera notamment utilisé pour financer des prêts aux particuliers et aux copropriétés* pour réaliser des travaux d’économies d’énergies.
A l’origine du Codevi : la volonté d’aider les petites et moyennes entreprises
Comme le Livret A, le Codevi était un compte d’épargne rémunéré accessible à tous et proposé par toutes les banques, en complément du compte courant par exemple. En échange du placement de ses économies sur ce compte un peu particulier, le détenteur de ce compte se voyait verser des intérêts fixes et donc pouvait faire grandir ses économies au fil des années. 100 euros placés sur un Codevi, pendant un an, avec un taux de 2,75% par exemple pouvait rapporter 2,75 euros à son propriétaire !
L’argent immobilisé par l’épargnant sur ce genre de comptes d’épargne n’est pas pour autant « inactif », bien au contraire. L’ensemble des sommes, qui sont « placées » par les épargnants sont « collectées » par les établissements bancaires qui disposent ainsi d’un capital considérable à gérer afin de le faire fructifier.
Cette « collecte », dans le cas du Codevi, était exclusivement prêtée aux petites et moyennes entreprises (PME) pour financer leur développement et leur croissance.
Depuis le 10 octobre 2006, le premier ministre français a annoncé l'extension de l'utilisation des ressources des Codevi : avec les dépôts collectés, non seulement les banques poursuivront le financement des PME, mais elles vont également pouvoir octroyer des prêts au grand public pour réaliser des travaux d’économie d’énergie dans des logements anciens de plus de deux ans et à financer les projets « écologiques » des particuliers.
Le Livret Développement Durable fête son premier anniversaire !
Depuis le 1er janvier 2007, le Codevi a pris le nom de « Livret Développement Durable » pour signifier le nouvel emploi de l’épargne collectée. Il a été mis à la disposition des clients par tous les réseaux bancaires. Ceux d’entre eux, très nombreux, qui avaient déjà un Codevi ont simplement vu le nom de ce compte changer sur leurs relevés bancaires. L’épargne y est rémunérée à 3 % (taux nominal annuel net d'impôts et de contributions sociales en vigueur au 1er août 2007) et les intérêts perçus ne sont pas soumis à l’impôt. La somme maximale pouvant y être déposée est fixée à 6000 euros.
En évoluant ainsi, le Livret Développement Durable a intéressé un public plus large et a permis de collecter une somme supplémentaire, estimée à 10 milliards d’euros. La collecte totale, prenant en compte celle qui a été héritée du Codevi dans son ancienne formule, avoisinera ainsi les 60 milliards d’euros !
Un outil d’épargne utile à bien des égards
Les détenteurs d’un Livret Développement Durable bénéficient donc d’une épargne rémunérée garantie et sans risque. Les particuliers, les copropriétés et les entrepreneurs individuels (commerçants, artisans…) qui pourront bénéficier de ces prêts pour financer certains travaux d’économie d’énergie, quant à eux, contribueront à la réduction des gaz à effet de serre et à la lutte contre le réchauffement climatique. Ils pourront par exemple :
- Acquérir une chaudière à basse consommation, plus économe et efficace,
- Améliorer l’isolation du logement : isolation thermique des murs ou des vitres, installation volets isolants…
- Installer des équipements de production d'énergie utilisant une source d'énergie renouvelable (énergie solaire, éolienne, hydraulique ou biomasse)…
- Installer des équipements de chauffage ou de production d'eau chaude fonctionnant au bois ou autres biomasses.
Mais attention tout de même, avant d’accepter d’accorder un « prêt Développement Durable », les banques vérifieront que les fonds prêtés sont bien utilisés pour des travaux écologiques.
Une mécanique très simple pour améliorer l’efficacité énergétique de nos foyers !
* ensemble de particuliers propriétaires d’appartements dans un même immeuble ou résidence.
Sources :
http://www.fbf.fr/Web/internet/content_particuliers.nsf
http://www.service-public.fr/actualites/00470.html
http://www.ademe.fr/internet/EcoPrets/faq_livretDD.asp |